Concept I.S.T.A.
Que signifie I.S.T.A.?
Littéralement: International School of Traditional Aïkido
En Francais: École Internationale d'Aikido Traditionel
Bref, I.S.T.A. se veut une école qui est demeurée fidèle au le fonctionnement traditionnel de l'aikido.
I.S.T.A est un modèle d'organisation qui évite les dérives sportives, commerciales et administratives qui sous-tendent de nombreux groupements d'aikido.
I.S.T.A. est le lieu pour les dojos indépendants de se réunir au sein d'un groupe international, lui procurant ainsi une visibilité et des ressources autrement difficilement accessibles.
Bref un véritable travail en commun.
Le concept traditionnel un maître - un dojo
Plus de 300 dojos sont regroupés sous ISTA à travers le monde.
L'aikido, art traditionnel, s'inscrit dans ce cadre, le professeur est le maître de sa pratique, de ses éleves et de son enseignement.
Traditionnel contient le vocable "tradition". L'aïkido est une discipline traditionnelle japonaise, nous avons coutume de dire.
Il semble que le terme tradition soit un mot clé dans l'étude de l'aïkido. Aussi qu'entend-on par tradition ?
La tradition évoque une idée d'ancienneté qui peut avoir 2 sens : « quelque chose antique, révolu, peu dignes d'intérêt ». D'autant qu'elle appartient à une autre civilisation, et et que celle-ci à d'autres notions de valeur.
L'intérêt est juste historique, anecdotique, ironique, c'est le retour au passé. L'autre sens : « la tradition évoque la sagesse populaire rôder par des millénaires, l'immuable ce qui ne bouge pas. Sur quoi on peut se reposer tranquille, c'est la référence ».
En effet chaque époque de manière arrogante croit qu'elle détient la vérité, qu'il est supérieur aux autres. Elle a ses modes, ses conceptions, ses rêves, on refait le monde etc.
au regard de l'éternité c'est une goutte d'eau dans l'océan. Car on a tôt fait de déboulonner ces merveilleux acquis. L'expérience c'est comme un peigne sale, on hésite toujours à s'en servir après un autre. L'obscurantisme concerne l'époque précédente jamais la notre.
On aurait considéré comme traditionnel ce qui dépasse la subjectivité de chaque société. Et ne pas confondre avec folklorique. Par exemple les saisons dans notre pays se déroulent toujours de la même manière et continueront encore longtemps. Le jour, la nuit évolue toute l'année de même manière etc. voilà un enseignement traditionnel quelque soit l'époque, quelque soit le pays, quelque soit la mode cela ne change pas. La minijupe est de nature folklorique concerne certains pays, une certaine époque et dure peu de temps.
La véritable étude traditionnelle ne sacrifie pas à la mode, la recherche du principe immuable sous les épiphénomènes apparemment différents
selon les époques.
Comment l'enseigne Alain Peyrache :
L'étude de l'aïkido ne consiste pas à accumuler des listings de techniques qui n'ont aucun lien entre elles mais à étudier au travers de toutes ces techniques qui paraissent différentes ce qu'il y a de commun : dans le premier cas il est impossible de mémoriser du catalogue technique, dans le deuxième en travailler une c'est faire progresser aussi celles que l'on ne pas travaillé. Pour le premier cas c'est le formatage occidental qui ressort et qui dénature tout ce que l'on apprend pas besoin de professeur d'aïkido c'est la démarche de l'aïkido sportif. Dans le deuxième c'est la démarche orientale la signification de tous les symboles orientaux (chapitre philosophie) là il faut un professeur compétent aïkido.
Le pratiquant débutant lui veut aligner des techniques avoir un gros catalogue technique pour avoir l'impression d'être très savant principe de base de notre formatage scolaire, le professeur d'aïkido compétent veut exactement l'inverse faire faire la même chose que le temps sous différentes formes. C'est pourquoi l'enseignement traditionnel n'est pas facile, n'est pas à la portée de tout le monde, dans un premier temps il s'agit de lâcher prise avec nos habitudes, et d'adopter des repères orientaux qui ne font pas partie de notre culture, c'est pourquoi il faut une très grande cohérence il est impossible de faire tout et son contraire. Il faut faire des choix ses choix déterminent votre avenir, votre devenir en aïkido c'est pourquoi il y a un aïkido sportif c'est-à-dire une discipline comme l'aïkido dénaturée pour convenir aux croyances et à l'état d'esprit de la masse des ignorants qui désirent l'apprendre mais qui ne sont prêts abandonnés leurs certitudes culturelles locales, pour étudier un art oriental. D'autres arts orientaux ont connu les mêmes déviances : acupuncture etc.
L'aïkido possède plusieurs traditions :
la tradition martiale :
héritage de l'époque des samurais, mais avec évolution elle est passée d'objectifs militaires à principe d'éducation. Les aspects commerciaux prennent souvent le pas sur la réalité par exemple : le le sabre représente l'arme favorite du samurai nous dira le professeur qui en vie, en fait le sabre n'est qu'une adaptation au terrain ans (combat en montagne) postérieur à l'origine ou l'arc est l'arme du samurai. On a donc une méconnaissance même sur le plan martial de la tradition guerrière japonaise.
l'Aïkido traditionnelle est l'héritage de diverses technique de combat qu'il existait du temps de la jeunesse du fondateur de l'aïkido. Auquel il faut rajouter les enseignements de l'omotokyo de Déguchi puisque le fondateur de l'aïkido était le garde du corps du grand maître et son art considéré comme la méthode de combat omotokyo.
Le fondateur de l'aïkido toute sa vie fit évoluer son art, cela veut dire que ce qu'il enseignait à une époque plus tard n'était plus enseigné car sans intérêt.
La tradition japonaise :
elle doit beaucoup à la culture chinoise. Vers la fin du premier millénaire les japonais empruntaient aux Chinois un culture : langue, médecine, structure la société etc. puis ils se refermèrent dans leur île pendant huit siècles jusqu'à l'arrivée des portugais. Ce qu'ils avaient emprunté aux Chinois sans le maîtriser ailleurs subi de nombreuses déformations locales qui correspond à la digestion de ces apports et ce n'est pas toujours ce qu'il y a plus intéressant. Très souvent dans un dojo certaines règles sont du domaine folklorique et non pas grand intérêt pour ceux qui ne s'intéressent pas au folklore, aucun enseignement traditionnel là-dedans : un comportement une façon de voir les choses, à un moment donné, dans un Japon donné, voir la propre subjectivité personnelle d'un maître réputé. Il faut donc faire le tri.
Au niveau du langage technique, de la structure de fonctionnement et ses finalités
du langage:
sportif : membres de la fédération FF.... Reconnue par un ministère sportif ou une grosse association sportive.
Traditionnel : aucune allusion à une fédération, on parle d'école sous la direction d'un maître qui la seule référence.
Sportif :
un sportif fait de l'aïkido dans un club il utilise parfois le terme dojo comme une invocation, un mot magique... Car ses actes, la façon de fonctionner du club et les pratiquants est exactement l'inverse de celle d'un dojo car cette façon de fonctionner est exactement celle d'un club sportif foot, rugby etc. on n'y trouve le personnage principal le président qui souvent ne pratique plus ou n'a jamais pratiqué l'aïkido, un trésorier, un secrétaire qui constitue le comité de direction. Le professeur est l'employé n'a rien à dire juste à obéir.
N'importe qui peut adhérer dans un club.
On parle de technicien fédéraux, de délégué technique, de cadres fédéraux etc. tout un langage qui n'a aucun sens en aïkido car c'est un langage de sportif.
Traditionnel :
ensuite l'enseignement d'un maître, on est élève d'un maître. Le maître est un artisan qui dirige son entreprise : le dojo qui est la maison du maître. Le nom de l'élève en japonais est montei monka monjin ce qui signifie:" élève qui est devant la porte du maître et qui demanda rentrer dans son dojo."
Élève se comporte comme un invité chez le maître.
Le maître sélectionne ses élèves selon différents critères entre autres : la discipline doit pas être dangereuse pour celui qui décide d'étudier, l'élève ayant acquis une connaissance suffisante de l'aïkido doit pas être dangereux pour la société etc.
Les professeurs kohaï, sempaï sensei désigne professeur.
technique
sportif :
on essaye d'instituer une norme pour tout le monde. C'est la base du sport afin que les performances soient comparables le monde doit être dans les mêmes conditions. C'est la pensée unique, la nature et l'originalité de l'individu doit se mouler à la norme.
Les diplômes les grades sont définis par une méthode, une progression pédagogique, un listing technique etc. le professeur qui a formé ses élèves et gradés ceux-ci devient subitement incompétent en partir du premier dan. Un jury dernier compromis politique fédéral composé d'enseignants aux horizons et aux compétences diverses ayant souvent acquis ce poste montre leurs compétences techniques mais par leurs aptitudes politiques examine des candidats qu'ils n'ont jamais vu. Ensuite les propositions du jury soient entérinées par une autre commission supérieure par exemple un comité national des grades qui n'est bien sûr pas présent le jour d'examen décernent réellement le grade. À ce moment le grade devient officiel. Il n'est valable que sur le territoire national.
Chaque pays ayant sa façon de faire.
Les sportifs emplois pour les grades l'invention très récente de J Kano on parle de kyus et de dans
ce système est parfaitement connu de même des non pratiquants
vidéo, grand gala, télévision tous les médias utilisés par les sportifs sont utilisés.
Traditionnel :
il est de mauvais goût d'exhiber ses grades ou d'en faire état. C'est par son comportement à son action on s'aperçoit de la compétence d'un pratiquant. Pour prendre une analogie avec le monde industriel :
le patron : le maître organise son entreprise, il y a les clients, les apprentis, les ouvriers, les agents de maîtrise etc. le grade est donc une place dans l'entreprise. Il dépend de responsabilité des tâches accomplies pour l'entreprise etc. comme n'importe quel ouvrier peut devenir le tuteur et le maître de stages d'un apprenti, dans un dojo chaque pratiquant est à la fois élève et professeurs d'importants et qui soit dans son niveau de compétence, chacun doit être à sa place c'est le aï de l'aïkido qui veut dire harmonie. Les choses d'un point de vue oriental sont harmonieuses entre elles sont à leur place. On utilise parfois voire pas du tout le système et dan mais il est toujours associé au système traditionnel Menkyo qui est plus important pour les grades on parle alors de deshi, sogo renshi menkyo kaiden etc un système de gradations inconnus des aïkidokas sportifs et du grand public, mais qu'il y a plus de 400 ans d'existence et qui est utilisé par un millier d'arts martiaux.
Lorsqu'on change entreprise comme dans le monde industriel on n'est pas forcément embauché au même poste. Le poste parfois plus intéressant parfois moins cela dépend du dojo.
Comme il ne suffit pas de se présenter devant la porte d'un dojo d'aïkido traditionnel pour être invité à entrer. Comme aussi un art martial est un art dangereux ne pas mettre entre toutes les mains des enseignements de la discipline ne sont pas diffusés à tous vents par les médias. Uniquement réservé aux élèves choisit.
Enseignement :
Sportif :
Les diplômes de professeur sont constitués pour une moitié d'un tronc commun à tous les sports : foot, rugby, basket, plongé... L'autre moitié des épreuves spécifiques est constitué de réglementation du sport concerné est environ pour 10 % d'aïkido. Il suffit de lire le contenu des diplômes sur Internet. Les pratiquants d'une autre discipline ne pratiquant pas l'aïkido comme aïkibudo peuvent avoir diplômes de professeur aïkido options aïkibudo. C'est bien la preuve que pour obtenir ces diplômes il n'est pas nécessaire de connaître l'aïkido.
On ne devient professeur qu'au bout de nombreuses années par une formation très légère de quelques stages moyennant finances en choisissant bien des cadres fédéraux qui seront dans le jury.
En passant le bon examen en devient professeur sont jamais avoir appris et l'on sait tout.
Traditionnel :
comme n'importe quel ouvrier d'une entreprise peut devenir le tuteur d'un apprenti, même s'il y a deux jours que vous êtes dans l'entreprise vous êtes professeurs des vous pouvez enseigner dans les limites de vos compétences.
Un art martial est une histoire de vie de mort il est important pour ne pas dire vital de connaître les limites de sa compétence car lorsqu'on perd on est mort. Le seul moyen de connaître ses limites est d'enseigner, car d'un point de vue pédagogique permet de dépasser le premier stade "le connaître" (stade où on répète ou limites comme un perroquet sans comprendre).
Le stade du "comprendre" c'est apprendre à restructurer, réarrangé, relier avec ses mots avec ses gestes l'enseignement reçu.
La tradition orientale nous apprend qu'il y a toujours 2 aspects des choses le yin yang. Si la paume de la main existe, il y a forcément son complément le dos de la main. Ce sont les montagnes qui créent les précipices, pas de montagnes pas de précipices etc. ces principes philosophiques sur lesquels repose tradition orientale sont appris dès le début en étant à la fois élèves et professeurs, comme on est à la fois le sempaï (ancien) et le kohaï (le plus jeune) d'un autre, on apprend aussi en projetant est en étant projeté etc.
L'enseignement de l'aïkido et de ces principes philosophiques ne sont pas que des théories, ils doivent commencer à être utilisé des les premières minutes de pratiques.
Structure :
Sportif :
structure fédérale classique le fonctionnement que n'importe quel sport.
Pour être crédible recherche se fait reconnaître par un club japonais si possible celui des héritiers du fondateur le plus connu est le plus prestigieux.
Traditionnel :
« un maître un dojo » c'est le principe de base qui a vu la création, le développement de l'aïkido, et la formation des plus grands maîtres d'aïkido. Changer de structure, c'est changer l'aïkido.
Conclusions :
quand on parle comme un sportif, qu'on agit comme un sportif, qu'on a un langage sportif, qu'on est valorisée par des grades sportifs, on est dans une structure sportive, qu'on est dirigé par le cadre sportif en pratiques obligatoirement un "aïkido sportif".
"Et le sport est exactement l'inverse de l'aïkido, l'inverse d'un art martial" a dit le fondateur de l'aïkido
Quand on parle comme un aikidoka, qu'on agit comme un aikidoka, qu'on a un langage d'aïkidokas, qu'on connaît sa place dans un dojo, on sait choisir son maître, qu'on est dirigé par de vrais maîtres d'aïkido traditionnels on a des chances de pratiquer un aïkido traditionnel, si notre formatage culturel ne se substitue pas à l'étude de l'aïkido. Il n'est pas facile de perdre nos habitudes, de se comporter autrement mais c'est le but de l'étude de l'aïkido c'est pour cela que c'est enrichissant, que c'est une culture, une expérience transculturelle, une philosophie, un art martial
"L'aïkido sportif" et "l'aïkido traditionnel" sont deux aspects de l'aïkido complètement différent dans tous les aspects comme nous venons de le voir il y a que la tenue et le mot aïkido de commun.